Technicien de conduite et de maintenance nucléaire

Niveau scolaire

Bac ou équivalent

Secteur d'activité

Energie, génie climatique

Salaire

Non renseigné

Le technicien de conduite et maintenance nucléaire est un officier marinier. Ses compétences techniques en mécanique et en électricité lui permettent d’assurer la mise en service mais également la maintenance du système de propulsion nucléaire d’un bâtiment de la Marine nationale. Il porte également le nom d’atomicien qui est un terme générique regroupant tous les intervenants spécialisés dans la maintenance des moteurs nucléaires. 

La Marine nationale propose un engagement de 10 ans pour exercer cette mission.

Fonctions

Le technicien de conduite et de maintenance nucléaire fait partie de l’équipage des sous-marins nucléaires.

Au sein d’une petite équipe, il est missionné pour piloter un réacteur et lui permettre d’optimiser la production et la transformation de chaleur en vapeur afin d’activer la turbine et l’ensemble électrique. Il intervient donc au niveau de la chaufferie et des installations électriques. Un rôle fondamental quand on sait qu’un réacteur assure la propulsion, la production d’électricité et la production d’eau douce du bâtiment.

Dans le domaine des équipements liés à la production, à la transformation et à la distribution d’énergie, il assure une maintenance systématique, conditionnelle et/ou prévisionnelle en remplaçant, en révisant, ou en réfectionnant un élément matériel avant que celui-ci ne provoque une avarie. Il se charge également de la maintenance corrective, ce qui l’amène à détecter une panne ou un dysfonctionnement, puis à réparer l’élément défectueux.

Il informe sa hiérarchie de ses interventions et apporte des conseils pour l’exploitation opérationnelle du réacteur nucléaire.

Ces fonctions peuvent également l’amener à intervenir au niveau de la sécurité en cas de sinistre provoqué par des incendies ou des voies d’eau.

Qualités

En qualité de technicien, ce professionnel maîtrise ses domaines de compétences (mécanique et électricité). Il travaille avec rigueur et minutie. Il manifeste également une curiosité importante le poussant à se maintenir informé des avancées et innovations techniques dans son secteur d'intérêt. Intervenant dans le domaine de la maintenance, il sait analyser une situation et faire preuve de perspicacité et de patience pour détecter les anomalies. 

Il apprécie le travail d’équipe. En qualité de sous-officier, il sait diriger une équipe et organiser des interventions. Il joue un rôle d'intermédiaire et de pivot entre les décideurs (ses supérieurs hiérarchiques) et les opérationnels (matelots).

Comme tout militaire, il partage les valeurs de l’institution qui l’emploie, respecte la discipline, apprécie la vie en collectivité. Étant amené à partir en mission plusieurs mois, il accepte de s’éloigner de ses proches. 

Il est intéressé par les métiers d’exception, aime l’aventure et, quelque part, côtoyer le danger. Il apprécie les conditions de travail inhérentes aux sous-marins. 

Diplômes nécessaires

Le cursus de formation du technicien de conduite et de maintenance nucléaire comprend quatre étapes.

Il faut intégrer l’École de maistrance. Pendant 16 semaines, l’élève se familiarise avec la vie militaire et maritime. Il suit la formation commune à tous les futurs officiers mariniers.

Vient ensuite le B.A.T. (Brevet d’Aptitude Technique). L’élève, pendant plusieurs mois, acquiert les compétences théoriques et techniques pour exercer son métier de technicien.

Une fois le B.A.T. obtenu, il doit exercer son savoir-faire au niveau des installations machine-électrique d’un sous-marin. Cette expérience lui est imposée pour qu’il appréhende intégralement la complexité d’une propulsion nucléaire. 

Dès qu’il a trouvé ses repères et maîtrisé son domaine d’intervention, il peut entamer la dernière phase de sa formation. Il s’agit d’une formation spécifique au domaine du nucléaire. La formation sera dispensée entre deux écoles : celle de Saint-Mandrier (83) et celle de Cherbourg (50) nommée l’École des Application Militaires et des Énergies Atomique (EAMEA). Il obtient le statut d’atomicien. 

Le voilà enfin autorisé à intervenir sur le cœur de son métier : la conduite, l’entretien et la réparation du réacteur nucléaire.

Notons que la qualification d’atomicien de propulsion navale est semblable, dans le civil, à une qualification supérieure homologuée au niveau 2 (Bac+3).

  • Formation Initiale Officiers Mariniers (FIOM)

  • Brevet d'Aptitude Technique (BAT)

Données statistiques

Derniers diplômes obtenus par les membres de notre panel avant d'accéder à ce poste

Salaires

Le technicien de conduite et de maintenance nucléaire débute avec le grade de second-maître. En plus de sa solde, ce technicien perçoit diverses primes dont le montant varie selon le profil de l’intéressé et de ses missions. Si le militaire est embarqué dans un sous-marin, la solde est beaucoup plus attractive.

Vitalité du métier

Évolution de l'effectif au cours des dernières années.

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Questions / Réponses

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