Christophe - Steward


 

Christophe a fait toute sa carrière dans des compagnies aériennes françaises où il a démarré comme steward.

Christophe - Steward

Qu’est-ce qui vous a orienté vers le métier de steward ?

La passion de l’aérien. Le fait de voyager a joué un rôle, bien sûr, mais j’aimais surtout le fait de travailler dans un avion… et l’attrait de l’uniforme ! Le métier de steward, on dit d’ailleurs plutôt membre d’équipage de cabine est un antidote à la routine.

Quelle a été votre formation ?

Pour être steward, à l’époque, il fallait avoir un Certificat de formation à la sécurité (CFS), qui donnait le droit de travailler sur toutes les compagnies françaises. Aujourd’hui, ce certificat est européen et s’appelle CCA (Cabin Crew Attestation). Il s’obtient après un examen en deux parties : un test écrit de type QCM. Et, si l’on est admis, une épreuve pratique de mise en situation (comment réagir à un départ de feu dans l’avion, comment faire un massage cardiaque, etc).

Parlez-nous de votre parcours professionnel

J’ai commencé comme steward sur une compagnie régionale. J’ai ensuite été nommé chef de cabine sur moyen courrier, puis je suis devenu chef de cabine principal et instructeur, responsable de secteur (j’encadrais les navigants sur les moyens courriers) et enfin directeur du service PNC. Après 13 000 heures de vol, j’ai été nommé responsable pédagogique à Air France consulting Academy, filiale du groupe dédiée à la préparation du CCA . Je garde cependant ma licence de navigant qui me permet d’effectuer des vols.

En quoi consiste l’activité d’un steward ?

En fonction du trajet, on peut effectuer un ou plusieurs vols dans la journée. Pour un départ prévu à 8 h du matin, nous commençons à 6h30 par un briefing avec tous les membres de l’équipage (pilotes et personnel de cabine). On nous décrit le vol : on signale s’il y a une personne handicapée ou si des turbulences sont à prévoir… On revient sur les procédures de sécurité.
Dans l’avion, chacun vérifie sa partie de l’appareil en fonction d’une check-list : gilets de sauvetage, bouteilles d’oxygène. C’est la visite pré-vol. On s’assure aussi de la conformité des prestations à bord (plateaux-repas…). Lorsque l’avion est prêt, on accueille les passagers. Avant le décollage, on effectue les démonstrations de sécurité et, durant le vol, on assure le service, tout en étant vigilant à la sécurité (rondes régulières en cabine et dans les toilettes). A l’arrivée, on débarque les passagers, on inspecte l’avion. On vérifie aussi les personnels en charge de l’avion (ménage, hôtellerie etc…). Chacun d’eux doit avoir son badge d’accès à l’avion.
En tout, pour un vol matinal de 2 heures (aller et retour compris), on travaille à peu près de 6h30 à 11h30.

Que pensez-vous du métier aujourd’hui ?

Je suis toujours aussi passionné, même si je sais qu’on n’est plus dans la grande époque. Le contexte est plus difficile, les opportunités moins nombreuses mais le métier est toujours attractif. Les compagnies européennes, notamment allemandes, recrutent. Mais il faut maîtriser l’allemand et l’anglais et accepter d’être basé ailleurs qu’en France. Après obtention du CCA, vous avez cinq ans pour commencer à voler sinon la licence est caduque. Du coup, les débutants acceptent souvent des contrats précaires pour « ouvrir » leur compteur d’heures de vol.

Quels conseils donneriez –vous à un jeune qui veut se lancer dans le métier ?

De bien réfléchir à sa motivation avant de se lancer. Les préparations au CCA sont chères. Il faut compter au moins 2000 € et ce n’est pas forcément un passeport pour l’embauche. Son obtention est soumise à une visite d’aptitude médicale préalable. Un bon niveau en anglais est également nécessaire. Si vous ne l’avez pas, prenez le temps de l’améliorer. Le métier implique aussi d’avoir des capacités relationnelles, de travailler en équipe et dans un espace restreint.

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