Christophe - Chargé de mission handicap


 

A 45 ans, Christophe est chargé de mission handicap. Titulaire d'un DESS (bac+5) en ergonomie, il nous raconte son parcours de son bac à la signature de son CDI. 

Découvrez le métier de chargé de mission handicap

Le parcours scolaire de Christophe avant de devenir chargé de mission handicap


Bac B (économique et social), au lycée Paul Langevin de Suresnes (Hauts-de-Seine) en 1988

Licence de psychologie à l’université Nanterre Paris Ouest La Défense (1988-1990)

Au cours de ces trois années, j’ai étudié la psychologie clinique, les psychopathologies, la psychologie du travail, de l’enfant, de l’intelligence… Mais aussi des statistiques, pour pouvoir faire passer et expliquer les tests. J’ai aussi effectué une immersion professionnelle chaque année, mais surtout d’observation et de découvert, notamment un stage chez les pompiers de nuit, pour mesurer la charge de travail et les risques de stress inhérents à ce métier.

Maîtrise en psychologie du travail, même université (1991)

J’ai choisi cette filière car c’était celle qui présentait le plus de débouchés. Au programme : ergonomie, organisation du travail et du recrutement, tests d’intelligence et de capacités professionnelles, mais aussi tout ce qui recouvre l’homme au travail (taylorisme, harcèlement, surmenage...). Mon stage a porté sur l’organisation du personnel hospitalier qui travaille la nuit, avec pas mal d’observations dans des unités, notamment à l’hôpital Antoine-Béclère, à Clamart (Hauts-de-Seine).

Service militaire (1994)

DESS (bac+5) en Ergonomie, université d’Orsay (aujourd’hui Paris-Sud), en 1995

Ce diplôme portait nettement plus dans le concret, la technique, l’observation mécanique de l’homme au travail. J’y ai étudié capacités cognitives, forces musculaires, ambiance propice au travail, bons gestes et postures adaptées pour travaux physiques… Une formation parallèle aux Arts et Métiers aux outils et matériels complétait cet apprentissage. Le tout, dans l’objectif constant d’adapter au mieux les outils à l’homme. Mon mémoire de fin d’études portait sur l’adaptation d’un catamaran aux personnes à mobilité réduite (paraplégiques, tétraplégiques et obèses).


Les missions de Christophe dans son poste

Une fois sur le marché du travail, j’ai candidaté en tant qu’ergonome dans plusieurs structures d’aide aux personnes en situation de handicap. Je suis entré à l’EPSR (Equipe de préparation et de suite au reclassement) de Chartres, une structure avec un portefeuille de personnes handicapées en recherche d’emploi (équipe de préparation et de suites au reclassement), pour un CDD de quatre mois et demi. J’étais chargé de l’accueil de ces personnes, du démarchage d’entreprises susceptibles de les accueillir et de l’accompagnement au recrutement, avec mobilisation des aides financières.
J’ai enchaîné par un autre CDD à l’EPSR de Seine-et-Marne. J’y effectuais le même travail de rapprochement, avec en sus une approche de la création d’entreprise, du milieu protégé et du montage de parcours de formation. Un CDD qui s’est changé en CDI en avril 1999. J’y ai travaillé huit ans comme chargé de mission sur l’insertion des personnes reconnues travailleurs handicapés.
En 2007, je suis entré au SAMETH77 (Service d’aide au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés de Seine-et-Marne), tout en restant dans la même structure, l’ESPR ayant remporté un appel d’offre sur l’adaptation du poste de travail. Mes missions : éviter que des personnes frappées d’une problématique santé soient licenciées pour inaptitude, dans le privé comme dans le public. On travaille en lien avec employeur et salarié, en coordination étroite avec le médecin du travail, notre partenaire privilégié. Idée : essayer d’aider l’entreprise à conserver son salarié, soit sur son poste de travail quand c’est possible, soit en mettant en place une solution alternative (formation, bilan de compétence, autre poste).

 

Les qualités nécessaires pour réussir dans cette fonction ?

Il faut d’abord avoir une connaissance fine du droit du travail et de la sécurité sociale, mais aussi du monde de l’entreprise et du tissu socio-économique local. Des notions d’ergonomie s’imposent pour l’analyse et l’amélioration des conditions de travail des personnes handicapées. Il faut être bon communiquant – à l’oral d’abord, pour savoir mener un entretien - et avoir un réseau solide. Il faut aussi faire preuve d’excellentes qualités de rédaction d’analyse et de synthèse, car tous les dossiers doivent être motivés : il faut être vraiment carré vis à vis des financeurs. Enfin, l’autonomie est de mise : chaque conseiller est autonome sur son poste et sur son territoire.

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