Jean-Yves, éducateur spécialisé


 

A 57
ans, Jean-Yves est éducateur spécialisé. Il nous raconte son parcours
atypique, de l’obtention de son diplôme d’Etat à son poste actuel.

Découvrez le métier d'éducateur spécialisé

Le parcours scolaire de Jean-Yves avant de devenir éducateur spécialisé


Bac technique F (électronique) au lycée Vaucanson de Grenoble (1978)
Au départ, je me destinais plutôt à l’informatique. Un secteur jugé plus « noble » par mes parents que le social, qui m’attirait pourtant davantage !


Débuts dans la vie active (1978-1982)
Au sortir de mon bac, j’ai été quelques mois technicien informatique, puis ai enchaîné pas mal de petits boulots, notamment chauffeur-livreur. J’ai aussi fait mes premiers pas dans le social, en occupant pendant un an et demi un emploi de « stagiaire » (en réalité, de salarié) dans une institution pour déficients intellectuels, les Papillons Blancs en Isère.


Institut de formation des éducateurs spécialisés d’Échirolles, en Isère (1982-1985)
Cette première expérience professionnelle a été un bon tremplin dans ma réussite au
concours de l’IFES. Des études d’une durée de trois ans, avec de la psycho, de la socio, des arts plastiques, et l’organisation de groupes de travail autour de problématiques. Un parcours très professionnalisé, axé sur l’individu et le handicap, la jeunesse en difficultés, l’intégration… Et ponctué d’un stage par an, respectivement de 2, 2 et 6 mois. J’ai fait le premier auprès de jeunes en difficultés, le second dans une association de déficients intellectuels et le dernier auprès de personnes handicapées physiques à l’Association des paralysés de France.

 

Le parcours professionnel très éclectique de Jean-Yves avant d’occuper son poste actuel


De 1985 à 1988, mon diplôme en poche, j’ai travaillé dans plusieurs institutions, pour déficients intellectuels essentiellement. Puis je suis parti en Bourgogne, où j’ai acheté une ferme, pour me livrer à une activité de production de volailles de Bresse pendant 4 ans. Une parenthèse du retour à la terre qui me trottait dans la tête depuis longtemps !

1992-1999. Comme vendre des volailles ne suffisait pas pour vivre, j’ai occupé un poste de formateur, puis de directeur coordonnateur en atelier pédagogique personnalisé (une structure financée par la région pour former des demandeurs d’emploi et des personnes en difficultés), toujours en Bourgogne.
1999-2011. Avec une assistante sociale du travail, nous avons créé une société de service social comprenant 7 assistantes et 2 informaticiens, où j’occupais les fonctions de coordinateur. Nous intervenions pour plus d’une vingtaine d’entreprises.
2012-2013. J’ai été brièvement directeur d’une entreprise d’insertion de vente de produits issus du maraîchage bio. Je gérais une trentaine de salariés en contrat d’insertion, ainsi qu’une équipe de permanents de 4 ou 5. Un sacré challenge, car nous étions en permanence tiraillés entre le social et l’économique.
Depuis 2013. De retour à Grenoble, j’y ai remonté une entreprise, CASTIE (Conseil, accompagnement, Social, Travail Inter-Entreprise), composée, outre moi-même, de 2 assistantes sociales et d’une infirmière. Il s’agit d’un service social externalisé, à destination des entreprises de toutes tailles : nous accompagnons les salariés dans leurs problématiques personnelles et professionnelles ; dans le but de leur apporter un bien-être au travail, tout en les rendant plus performants. Je suis chargée de la prospection des entreprises et de la coordination des actions menées.

 

Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer ce métier ?


Il faut aimer les gens et avoir envie qu’ils aillent bien. Après, il faut s’en donner les moyens : se former auprès de professionnels, savoir travailler en équipe et être à l’écoute des autres. Mieux vaut faire preuve d’esprit de synthèse, ne pas être rebuté par les docs administratifs, cultiver curiosité et forte ouverture d’esprit. Je dirais, enfin, qu’il faut savoir accepter le contrôle de ses pairs : un travailleur social doit être capable de rendre des comptes.

Acceptez-vous de recevoir des notifications d'orientation ?

Vous pouvez y mettre fin facilement à tout moment.
Non merci
Oui