Farouk - médiateur social

Médiateur social au sein d’une association d’insertion


 

A 30 ans, Farouk est aujourd’hui éducateur PJJ, après une expérience de médiateur social. Titulaire d’une licence pro Développement social et médiation par le sport, il nous raconte son parcours, de ses études à son poste actuel.

Farouk - médiateur social

Le parcours universitaire de Farouk avant de devenir médiateur social

Bac STT (Sciences et technologies tertiaires, ex bac STMG) à Besançon (2004)

"Une filière très orientée informatique et commerce, et que j’avais choisie sans idée précise de ce que je voulais faire. Ce qui m’importait le plus à l’époque, c’était le sport, en particulier la boxe anglaise, que je pratiquais déjà à haut niveau. D’ailleurs, dans la foulée de mon bac, j’ai mis mes études entre parenthèses pour me consacrer à plein temps à cette activité, en professionnel."

L2 STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), puis licence pro Développement social et médiation par le sport, à l’université de Franche-Comté (2006 à 2008)

"Au menu de ces trois ans, des cours très variés : anatomie, physiologie, sociologie, psychologie, sciences de l’éducation, théorie du sport, biomécanique, physique, maths… Un programme pas évident pour moi qui venais d’une filière techno, mais heureusement mon statut de sportif de haut niveau me permettait une certaine souplesse, avec des horaires aménagés. En licence pro, les enseignements se sont concentrés sur les sciences sociales. Ce cursus vise à utiliser le sport comme outil d’insertion. Un projet qui me parlait particulièrement, d’autant plus que je pratiquais déjà la chose depuis deux ans dans le cadre de vacations à la mairie de Besançon."

Vacataire sur divers postes sociaux à la mairie de Besançon (2007-2010)

"Tout au long de mes études en effet, j’ai cumulé avec un emploi à la mairie de Besançon. D’abord comme animateur vacataire, puis comme éducateur sportif, à la faveur des équivalences obtenues avec les STAPS à partir de la L2. En parallèle à tout cela et de manière transversale sur les trois années, j’occupais les fonctions d’agent de développement social. Dans ce cadre et au travers de mes stages de licence, j’ai eu l’occasion de monter des projets, en particulier un Raid sportif urbain : une compétition sportive rassemblant des jeunes et des adultes dans un quartier de ZEP de Besançon, avec un grand nombre de partenaires mobilisés. Une journée de sport et en même temps de prévention sur la rénovation urbaine. Autre projet monté dans le cadre de mon travail d’agent de développement local, et approfondi en stage de licence pro : la récolte de la mémoire des habitants du plus important quartier populaire de la ville, Planoise, en collaboration avec une artiste plasticienne. Un travail qui a donné lieu à un important contenu culturel : expos, spectacles, site web, livre… "

"Sinon, dans le cadre d’un projet tutoré pour la licence pro, nous avons mené l’expertise du même quartier, proposé un diagnostic, puis avons monté un partenariat très réussi entre la Maison des sports et de l’insertion, une structure associative d’accueil des jeunes de Planoise, avec un club de danse sur glace local. Enfin, j’ai effectué mon stage de fin d’études à la Protection judiciaire de la jeunesse : en tant que professeur technique STAPS, j’ai encadré des jeunes sur des activités sportives et culturelles et contribué activement au rapprochement de ce service de la PJJ et la mairie de Besançon."

2009-2010 : médiateur social au sein d’une association d’insertion.
"J’ai été recruté par La Sauvegarde, une association rémunérée par le Conseil général qui cherchait des médiateurs sociaux. On travaillait la nuit exclusivement, de 18 heures à une heure du matin, en binôme, sur tous les quartiers un peu difficiles de la ville. L’idée, c’était de faire de la prévention dans tous les sens du terme : on faisait des visites à domicile, on allait au contact des jeunes, des familles, des commerçants... Nous étions les seuls travailleurs sociaux sur le terrain à cette heure-là."

"On relayait ensuite les informations récoltées sur une sorte de journal de bord, pour que les travailleurs sociaux de journée puissent prendre le relais. On avait aussi parfois à gérer des conflits, entre voisins ou au sein de familles. Notre mission : essayer de trouver un terrain d’entente entre les deux parties. Un poste passionnant, mais assez usant au bout de plusieurs années. "

"C’est pourquoi j’ai changé mon fusil d’épaule. Je suis aujourd’hui éducateur spécialisé dans un service de prévention en milieu ouvert en Seine-Saint-Denis. Un poste voisin, mais de jour…"

Les qualités nécessaires pour exercer le métier de médiateur social ?

"Il faut bien connaître le secteur social et avoir de bonnes connaissances sur le territoire sur lequel on évolue. Mais il s’agit avant tout de qualités humaines. Il faut se montrer bienveillant, à l’écoute, pédagogue aussi. Et jouir d’une bonne résistance physique !"

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