Cyrille - Ingénieure sociale

Ingénieure sociale au conseil régional de Normandie


 

A 45 ans, Cyrille est ingénieure sociale. Titulaire du Diplôme d'Etat d'ingénierie sociale, elle nous raconte son parcours atypique, de ses débuts dans le milieu artistique à son embauche au Conseil régional de Normandie. 

Découvrez le métier d'ingénieure sociale

Le parcours scolaire et professionnel de Cyrille avant de devenir ingénieure sociale.

Terminale littéraire (A1) en 1988.
J’ai quitté le lycée avant mon bac pour entrer dans la vie active.


Contrats auprès de différents employeurs dans le secteur du spectacle et de l’animation et photographe (1988 à 1998).
Comme parallèlement je faisais du théâtre et de la photographie en amateur, et animatrice radio, j’ai passé les dix années suivantes à travailler dans le milieu artistique, à la fois comme technicienne et comme artiste. Durant cette période j’ai vécu dans trois régions : Normandie, Pays de Loire et Languedoc-Roussillon.

DEFA (diplôme d’Etat relatif aux fonctions d’animation) à l’Institut régional du Travail social (IRTS) de Rouen, en 1998-2000.
Face aux aléas du secteur, un besoin de stabilité s’est fait ressentir, tant financièrement que sur le plan du rythme de vie. J’ai repris des études dans le cadre de la formation continue, en m’orientant vers le DEFA, diplôme phare de l’éducation populaire de l’époque, afin d’acquérir des compétences au profit du développement socio-culturel.

Conseillère technique insertion professionnelle (2000-2002).
Pendant deux ans, je me suis retrouvée plutôt dans des actions de développement social visant à l’insertion professionnelle de jeunes issus d’une zone urbaine dite « sensible ». Ce qui m’a permis de me constituer un réseau. J’ai ensuite travaillé à la Mission locale pour l’insertion des jeunes, comme conseillère technique, sur une thématique d’insertion par la culture sur l’ensemble de l’agglomération rouennaise.

Responsable de la Maison de l’emploi et de la formation de Rouen (2002-2009).
Mes missions à ce poste ? Gérer le dispositif d’accompagnement et d’insertion du public demandeur d’emploi, jeune et adulte, majoritairement issus des quartiers prioritaires de Rouen et développer l’offre d’emploi (organisation de forums, diffusion de la clause d’insertion dans les marchés publics…).

Concours d’attaché(e) territorial(e) (2004)


DESJEPS (Diplôme d’Etat supérieur de la Jeunesse, de l’Education populaire et des Sports), en 2007.
Un diplôme validé de droit, mais pas assez ancré dans le social par rapport à mon profil présent et souffrant d’un manque de notoriété auprès des employeurs. Il me fallait renforcer mon CV.
DEIS (Diplôme d’Etat d’ingénierie sociale) à l’IRTS de Rouen (2008-2010)
Un diplôme social de niveau I, passé en partenariat avec l’université d’Evry-Val d’Essonne, où j’ai validé en parallèle un master pro en développement social urbain mention sociologie. Deux ans et demi de formation, à raison d’une semaine par mois puisque je poursuivais mes activités professionnelles. Le DEIS comprenait 3 épreuves : production de connaissances, conception et conduite d’action (étude de terrain), communication – RH (rédaction d’un article pour la presse spécialisée).

Examen professionnel d’attaché(e) territorial(e) principal(e)en 2011



Les missions de Cyrille en tant qu’ingénieure sociale.

Depuis 2011 : Chef de projet emploi-formation au Conseil régional de Normandie.
Entre temps, en 2009, j’avais intégré un nouveau service Emploi et insertion professionnelle de la Ville de Rouen comme chef de service. Puis, en 2011, j’ai postulé au Conseil régional.
L’ingénieur social est chargé d’analyser une problématique identifiée sur un territoire, ou une thématique propre à un secteur d’activité et d’y apporter des réponses, soit au regard de l’adaptation de l’existant, soit en proposant des solutions nouvelles dans le cadre d’interventions publiques ou d’initiatives privées (établissements, associations…).
Je travaille principalement sur la programmation et l’adaptation d’actions de formation sanitaires et sociales, en m’appuyant sur les ressources disponibles : en matière de formation et d’emploi il existe beaucoup d’observatoires et de travaux. Je travaille sur la carte des formations, en ciblant plus spécifiquement les territoires qui en ont le plus besoin. Pour cela, je considère la capacité offerte sur chacun des bassins d’emploi, mais aussi les filières de formation initiale disponibles, afin de proposer aux élus une répartition la plus équilibrée possible de l’offre de formation continue. Un travail complexe, mais passionnant !


Quelles sont les qualités nécessaires à un bon ingénieur social ?

Je dirais la capacité à fédérer des partenaires, à travailler en équipe et à mobiliser des collaborateurs, depuis la phase de diagnostic jusqu’à la mise en œuvre d’un dispositif. Pour aller chercher les bonnes sources et maîtriser les biais inhérents à toute étude, toute enquête sociale, une forte rigueur est requise ainsi qu’un effort de distanciation. Tout comme un bon esprit de synthèse, pour bien cibler les critères d’aide à la décision. Il faut être capable de chiffrer un projet ou de monter un échéancier. Curiosité et régularité sont nécessaires pour assurer l’indispensable veille sociale sur les dispositifs, les politiques et les lois. Enfin, la capacité à innover s’impose, pour savoir sortir d’une situation donnée afin de l’améliorer.

 

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