Oifae - Auxiliaire de vie sociale

Auxiliaire de vie sociale à domicile pour personnes handicapées


 

Oifae exerce le métier d'auxiliaire de vie sociale depuis le lycée. Après avoir travaillé en maison de retraite, elle intervient désormais à domicile et de nuit auprès de personnes handicapées. Pour elle le métier manque de reconnaissance comparé au travail et aux immenses services rendus. Oifae présente son métier quelle considère comme une vocation.

Découvrez le métier d'Auxiliaire de vie sociale

Après avoir exercé le métier d’auxiliaire de vie sociale en maison de retraite, Oifae intervient désormais à domicile auprès de personnes handicapées.

Qu’est-ce qui vous a orientée vers le métier d’auxiliaire de vie ?


J’ai débuté dans le métier alors que j’étais encore au lycée. Je travaillais dans une maison de retraite, pendant les weekends et les vacances scolaires. Je voulais avoir une expérience professionnelle et me faire de l’argent de poche. Après le lycée, j’ai continué et, quand j’ai déménagé sur Lyon, j’ai intégré une société de services à la personne.

Avez-vous suivi une formation ?


J’exerce le métier d’auxiliaire de vie sociale (AVS) mais je n’ai pas le diplôme d’état. J’ai cependant un Brevet d’Etudes Professionnelles en Carrières sanitaires et sociales et le bac ST2S (Sciences et technologies de la Santé et du Social). Dans le cadre de mon métier, j’ai aussi suivi plusieurs formations qui me permettent notamment de faire des aspirations endo-trachéales, d’administrer de l’alimentation et des traitements par sonde gastrique, d’utiliser de manière autonome les appareillages de respirations, etc.

Parlez-nous de votre parcours professionnel..


J’ai débuté en maison de retraite mais quand j’ai déménagé sur Lyon, j’ai opté pour le domicile, qui permet une approche plus personnalisée. On peut prendre le temps de s’occuper comme il se doit de la personne dont on a la charge. Je suis ainsi passée des personnes âgées aux personnes en situation de handicap. J’ai beaucoup appris avec eux, notamment sur le fait d’utiliser d’autres formes de langage que la parole car certains ont perdu la parole ou ne l’ont jamais eue.

En quoi consiste votre activité ?


L’intitulé de mon poste est « Auxiliaire de vie sociale à domicile de nuit » auprès de personnes handicapées. On nous appelle aussi « veilleur de nuit ».
L’essentiel de mon travail est de la surveillance mais je peux aussi procéder au couchage des personnes lorsque cela n’a pas été fait. Je les aide à manger si nécessaire. La nuit, je les aide pour leurs besoins, Je leur donne le bassin et leur fais une petite toilette après chaque miction. Pour certains, je dois aussi procéder aux changements de position durant la nuit. Enfin, il arrive que je doive aider les personnes handicapées qui partent tôt au travail, à se préparer.

Que pensez-vous du métier d’auxiliaire de vie aujourd’hui ?


Je trouve qu’il souffre d’un réel manque de reconnaissance. Plus les années passent, plus l’Etat accorde des dérogations aux auxiliaires pour pratiquer des actes infirmiers sans revaloriser leurs salaires.
De plus, on engage beaucoup de gens sans diplôme ni réelle expérience, en particulier dans le secteur du service à la personne à domicile. Cela finit trop souvent par des abandons de poste ou des dérives comme le non-respect de la personne prise en charge ou même de la maltraitance physique et psychologique.
Je ne vais pas vous vendre du rêve, c’est un secteur difficile physiquement et psychologiquement, mais si vous avez la vocation d’aider les gens, c’est un métier vivant et enrichissant, qui vous apprend à être humble face à la vie.

Quels conseils donneriez-vous un jeune qui veut se lancer dans le métier ?


Avant de se lancer, il faut faire un stage, que ce soit au collège dans le cadre du stage découverte ou par le biais d’organismes qui permettent de faire des stages d’observation notamment pour ceux qui sont sortis du système scolaire. Cela permet de savoir si l’on est fait pour ce métier. Car il exige de la patience, de l’écoute. Il faut aussi savoir garder son self-control et être discret : comme dans un hôpital, le secret professionnel est de rigueur.

 

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