Béatrice, technicienne d'intervention en maintien dans l'emploi


 

A 44 ans, Béatrice, titulaire d'un BTS Prestations et services des secteurs sanitaire et social, est technicienne d'intervention en maintien dans l'emploi. Elle nous présente son parcours atypique et ses missions quotidiennes. 

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Le parcours scolaire de Béatrice avant de devenir technicienne d’intervention en maintien dans l’emploi.

CAP de vente au CFA de Meaux (Seine-et-Marne), en 1989.

J’avais choisi cette voie car, en dépit de bons résultats scolaires, j’étais au départ si timide et réservée que je ne parvenais pas à me projeter dans des études longues.
1990-1994.
J’ai d’abord travaillé comme secrétaire administrative dans une PME de fabrication de distributeurs automatiques de boissons et de denrées alimentaires : je touchais un peu à tout, je m’occupais des plannings des techniciens et du SAV.
Licenciée économique en 1994, j’ai postulé dès 1995 auprès du Service interprofessionnel de médecine du travail (SIMT) de Meaux, qui recherchait une secrétaire médicale. Condition d’embauche : passer mon permis poids lourd ! Les centres étant mobiles, on se déplaçait en effet constamment dans les entreprises du département. Avec une double casquette : tâches administratives de base (gestion des plannings du médecin, courriers, accueil, travaux de classement…) et menée des entretiens avec les salariés, avec un secteur géographique à avoir bouclé en fin d’année, un peu comme un VRP. J’ai occupé ce poste jusqu’en 1999.
En 2000, on m’a proposée de passer un diplôme en métrologie (études des nuisances lumineuses, sonores et thermiques dans les entreprises). Ce que j’ai fait sur trois ans, via un organisme de formation, tout en continuant à travailler à mi-temps comme secrétaire médicale au SIMT.
A partir de 2004, j’ai pris un poste d’animatrice-formatrice de secteur. Mes missions ? Assurer le tutorat des nouvelles secrétaires, appliquer les procédures, assurer la cohésion des groupes de travail…), le tout en conservant mon activité de secrétaire médicale 1,5 jour par semaine.

2007 : bac pro Services (Accueil, Assistance, Conseil), passé via la VAE (soutenance de mémoire).

En 2010, la loi obligeant désormais les services de médecine du travail à avoir un service social, j’ai aidé le médecin que j’accompagnais dans la mise en place du pôle Maintien dans l’emploi. Mon poste a alors été créé de toutes pièces. J’ai suivi plusieurs formations : méthodologie sur le maintien dans l’emploi, handicap, déficiences, travail auprès des salariés…

Les missions actuelles de Béatrice en tant que technicienne d’intervention en maintien dans l’emploi.

BTS Prestations et services des secteurs sanitaire et social - 2013), en VAE.
Un diplôme qui a permis l’évolution de mon coefficient de poste, en lui conférant l’intitulé de technicienne d’intervention. Depuis 2010 toutefois, mon cœur de métier est resté le même : j’accueille, accompagne, conseille et informe les salariés en situation délicate dans leur poste ou dont l’état de santé n’est plus compatible avec leur maintien dans l’emploi. Je mène des entretiens avec ceux-ci et je les oriente en fonction de leur problématique, toujours en itinérant.
Le secteur me passionne tant que j’ai encore envie d’évoluer : actuellement, je suis encore en formation : je prépare le diplôme d’Etat d’assistante sociale à l’IRTS (Institut régional du travail social) de Paris.

Quelles qualités sont nécessaires pour réussir dans ce métier ?

Il faut être dynamique, vouloir avancer, faire évoluer en permanence son poste. Etre à l’écoute sans pour autant être dans l’empathie, mais savoir rester neutre. Il faut savoir travailler en équipe, tant avec les collègues qu’avec le tissu socio-éducatif local : Caisse régionale d’assurance maladie, services d'appui au maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés, Maisons départementales des personnes handicapées, Maison de l’Emploi, centres de réadaptation, centres de bilans de compétence, FONGECIF… Il faut aussi savoir travailler seul, car quand vous êtes face à une personne menacée de perdre son emploi, c’est à vous de trouver la solution.

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