J'aimerais savoir quelles études il faut faire pour devenir reporter-photographe , quels sont le...

Questions-Réponses : Journalisme
elixir Postée Plus d'un an UNE RÉPONSE Signaler le contenu
J'aimerais savoir quelles études il faut faire pour devenir reporter-photographe , quels sont les établissements préparant à ce métier , combien de temps dure la formation ? ( Je prépare actuellement un bac L spécialité arts plastiques )
elixir Postée Plus d'un anSignaler le contenu
Les professionnels de la photographie peuvent exercer dans deux types d'entreprise : les laboratoires ou les studios et agences. Environ 30 000 personnes (dont 10 000 à 13 000 photographes) travaillent dans les studios de prise de vue et dans les laboratoires.
Les laboratoires: Les labos photo sont toujours plus grands et automatisés. Toutefois, des mini-labos se créent un peu partout pour leur faire concurrence. Aujourd'hui, la plupart des techniciens de labos photo sont installés devant des machines. Les principaux secteurs dans lesquels ils travaillent sont l'Administration, les collectivités locales, les associations, la culture et la communication, l'enseignement...
Les studios: Les débouchés sont rares (la majorité des studios n'emploie aucun salarié) et il semble bien difficile pour un débutant d'occuper un poste d'assistant de prise de vue en étant recruté sur ses titres ou diplômes. Rares sont les grandes entreprises qui possèdent encore leur service photographique intégré.
Le photographe peut aussi s'installer à son compte et devenir indépendant. Cela demande un important investissement financier. Aucun diplôme n'est obligatoire pour s'installer comme photographe, ouvrir une boutique, travailler dans la publicité, dans la mode. Ce qui compte d'abord, c'est le savoir-faire ou l'expérience. Mieux vaut avoir un carnet d'adresses fourni avant de se lancer et savoir que même les artistes reconnus doivent accepter de multiples contraintes pour remplir leur contrat.
Les agences: On peut recenser les agences photographiques de la manière suivante, tout en sachant que certaines spécialisations peuvent se retrouver au sein de la même agence.
Actualité – Magazine: Ces agences travaillent en liaison avec la « grande presse ». Le personnel y est souvent salarié et possède le statut de reporteur photographe. Les plus connues sont : Gamma, KIPA Magnum, SIPA, SYGMA, VISA, VU, etc.
Télégraphiques/ Elles diffusent des informations destinées à la presse. Les principales agences sont : l'AFP (Agence France-Presse), AP (Associated Press), UPI (United Press International), REUTER.
Photothèques :Ces agences ont pour partenaires des sociétés d'édition ou de publicité, elles sont souvent spécialisées sur des thèmes précis et possèdent un fonds d'archives très important. Les plus célèbres sont : Roger Viollet, Rapho, Atlas, Image-Bank, Photogram-Stone.
Une bonne formation technologique, du talent et de la tenacité sont nécessaires pour décrocher un job. Environ 90 % des emplois se situent dans les laboratoires, alors que c'est la prise de vue qui attire le plus de monde. Malheureusement, le cliché du photographe baroudeur a vécu. Rares sont les jeunes photographes qui arrivent à vivre aujourd'hui de leurs prises de vues. Trouver un emploi quand on est débutant est difficile. Les organisations professionnelles estiment que sur cinq personnes titulaires du CAP photo, une seule trouve un emploi. Les autres « galèrent » puis changent de voie. Bien sûr, les diplômés des meilleures écoles, de niveau bac + 4 ou 5, ont plus de chance d'être recrutés par une entreprise, un laboratoire, une agence... L'introduction massive de l'informatique et des technologies de pointe, comme la photo numérique par exemple, crée de nouveaux métiers et en supprime d'autres.
Une dizaine de formations le plus souvent publiques sont reconnues par la profession.
Du CAP au diplôme d'école supérieure d'art, des formations artisti-ques aux filières industrielles, les formations à la photographie proposent à ceux qui désirent s'engager dans cette voie un large champ de possibilités qui débouchent sur la prise de vue, le travail en laboratoire, l'iconographie...
Il existe 2 CAP : le CAP de photographie et le CAP photographie option retouche. Ces deux CAP sont préparés à plein temps en deux ans dans un lycée professionnel ou en apprentissage, après la classe de troisième. Pour connaître les lieux de formation, contactez le CIO le plus proche de votre domicile.
Le bac professionnel :Le bac professionnel « Artisanat et métiers d'art option photographie » est accessible aux titulaires du CAP photographie. L'enseignement a lieu en lycée professionnel ou en centre de formation d'apprentis (CFA). Les études durent 2 ans. Le bac professionnel fonctionne selon le principe de l'alternance. La formation associe cours théoriques et formation en entreprise.
Le BTS photographie :Accessible aux titulaires d'un bac scientifique, il est préparé en deux ans dans six établissements dont un seul est public, le lycée Renoir à Paris qui obtient 90 % de réussite mais admet 16 candidats sur 300. Tous les bacs sont acceptés, mais de solides connaissances en optique, physique et chimie sont demandées. Au programme : la prise de vue, le laboratoire, le commerce, la gestion, le droit et les nouvelles technologies.
Les formations universitaires ne sont pas adaptées à l'exercice pratique de la profession. Le DEUG, la licence, et la maîtrise d'arts plastiques comportent des unités d'enseignement de photographie. Ces formations sont ouvertes à des étudiants possédant un minimum d'expérience et de culture photographique et se destinant à l'enseignement (CAPES, agrégation d'arts plastiques spécialisés dans la photo) et à la recherche (esthétique, histoire, critique...).
La MST photographie (bac+4) et multimédia .L'université de Paris VIII propose une maîtrise de sciences et techniques avec une option photo : 2 ans d'études après un diplôme de 1er cycle (en particulier DEUG arts plastiques, avec le certificat préparatoire « Image photographique »). Elle est également accessible aux titulaires du BTS photo. Les candidats sont sélectionnés sur un projet de recherche à caractère théorique et pratique et sur entretien (25 places chaque année).
On distingue les écoles dont le diplôme est agréé par les ministères de l'Education nationale ou de la Culture, les écoles placées sous l'autorité des chambres de commerce et d'industrie ou des chambres de métiers et les écoles privées.
Les écoles agréées :Ce sont l'Ecole nationale supérieure Louis Lumière, le CFT Gobelins, L'ISNA, Arles, les Beaux-Arts, l'ENSAD et l'IFROA.
L'Ecole nationale supérieure Louis Lumière est la plus réputée parmi les écoles agréées dont le diplôme est reconnu par l'Etat. La sélection y est très sévère, l'enseignement de qualité. Elle propose trois sections : cinéma, son, photo.
L'Ecole nationale de la photographie d'Arles sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication forme des photographes mais surtout de futurs responsables de centres culturels, de galeries, de musées, agences de presse, maisons d'édition. Elle est accessible sur con-cours aux titulaires d'un diplôme ou certificat français ou étranger sanctionnant deux années d'enseignement supérieur (DEUG ou certificat d'art plastique).
Document établi à partir des sources documentaires du CIDJ
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