Caméraman ou Journaliste

Questions-Réponses : Autre
berenice78700 Postée Plus d'un an UNE RÉPONSE Signaler le contenu
Bonjour, voila depuis toute petite je rêve de travailler en tant que Caméraman ou Journaliste. Ce sont les deux seuls métiers qui m'attire. Dans les reportage ou documentaire ou bien les emissions de TV. Pouvez vous me conseillez sur la voie à suivre ? (Je suis niveau bac STG)
berenice78700 Postée Plus d'un anSignaler le contenu
Bonsoir,
Concernant le métier de cameraman, il existe, à bac + 2, le BTS métiers de l'audiovisuel option métiers de l'image. La filière scientifique (S, STI , STL) est conseillée pour accéder à cette formation. Le BTS métiers de l'audiovisuel a également une option gestion de la production audiovisuelle qui, elle est accessible aux bacheliers STG. Ce BTS se prépare en 2 ans après le bac dans des établissements publics ou privés, mais l'accès en est sélectif.
Concerant le journalisme, il existe une formation de journaliste reporter d'images. Il faut au minimum préparer le DUT information communication option journalisme et puis le DU JRI de l’IUT Michel de Montaigne de Bordeaux). Caméra à l’épaule, le JRI réalise des sujets d’actualité ou magazines au sein d’une chaîne de télévision ou pour le compte d’une agence d’images télévisuelles. Mais il est plus qu’un caméraman : outre le savoir technique, il possède les capacités de jugement d’un journaliste reporter. Son travail comporte plusieurs étapes.
# La préparation : il mène un travail d’enquête sur un sujet. Cette phase est marquée par de nombreuses prises de contact. Puis, après avoir évalué l’intérêt du reportage, il monte un projet de tournage. Objectif : vendre son projet.
# Le tournage : le JRI mène les interviews, prend le son et tourne les images. Bref, il recueille l’information. Ensuite, il se charge du commentaire sur image, la « cabine » dans le jargon de la profession. C’est une tâche capitale qui donne tout son sens à l’information. Il la réalise spontanément au moment du tournage ou plus tard, en studio ou dans sa voiture de transmission.
# Le montage : il participe au mixage des images. Il évalue les séquences, mesure leur importance, choisit ce qu’il faut garder et couper. L’opération peut consister à réduire plus d’une heure de film en un document de moins de six minutes.
# Le suivi : il suit la diffusion de son produit après que l’agence de production audiovisuelle l’a vendu à une chaîne de télé. Puis il cherche à savoir si le reportage a recueilli une audience importante. Cette phase est l’aboutissement de son travail.
Les JRI sont des hommes et des femmes de terrain. Les déplacements font partie intégrante de leur vie professionnelle. Ils peuvent les effectuer dans un quartier voisin ou à l’autre bout du monde.
L’immense majorité des JRI (97 %) travaille pour la télé. Mais leurs activités varient selon les chaînes. Dans les chaînes d’information en continu (type LCI ou I-télévision) et les chaînes locales, le JRI part en solo ou avec un assistant. Son rôle est alors triple : il mène les interviews, recueille les images et les sons, puis procède au montage. Mais ce n’est pas le cas dans les grandes rédactions nationales, où sa fonction est souvent réduite à celle de cameraman. Il est accompagné d’un ingénieur du son et d’un rédacteur, et le montage lui échappe.
On compte 3 % de JRI dans les agences d’images télévisuelles (Capa, Point du jour, Taxi…). Là, il a la maîtrise de l’enquête sur des sujets approfondis, qui alimenteront l’essentiel des magazines télé. Sa polyvalence permet la production de reportages à prix imbattables.
Plusieurs statuts existent dans la profession. Le JRI peut être salarié d’une chaîne de télévision ou d’une agence. Mais il peut être aussi pigiste, c’est-à-dire rémunéré à la journée ou au reportage (c’est le statut de 36 % des JRI). Enfin, il peut exercer en free-lance, et vendre ses documentaires à une agence.
Ses compétences sont celles de tout journaliste: recueillir l’information, réaliser des interviews intéressantes, vérifier ses sources, analyser le contexte, choisir un angle pertinent pour traiter un sujet sont les bases du métier. S’y ajoute la maîtrise des techniques audiovisuelles : prise de vues, sélection des images, montage. S’adapter à l’évolution technique du matériel s’impose, mesurer l’impact des images sur les téléspectateurs aussi ! Cet exercice requiert une grande conscience professionnelle.
La curiosité est une autre qualité importante dans la profession. Il faut lire la presse, y compris celle qui se trouve à l’opposé de ses idées. C’est le meilleur moyen d’être informé de tout et de pouvoir en parler. Une forte autonomie est également requise. Enfin, la maîtrise de l’anglais est obligatoire lors des déplacements à l’étranger.
Bref, deux parcours exigeant un bon niveau scolaire et une forte détermination au travail..
Bonne lecture et continuation.

QUESTIONS / RÉPONSES

Pose ta question



DOSSIER

métier 2.jpg

Divers

Vous pouvez choisir des secteurs professionnels plus confidentiels. Découvrez tous les métiers et les formations des secteurs moins connus du grand public.

Voir le dossier

Acceptez-vous de recevoir des notifications d'orientation ?

Vous pouvez y mettre fin facilement à tout moment.
Non merci
Oui