AUXILIAIRE DE PUERICULTURE

Questions-Réponses : Autre
pegyyy Postée Plus d'un an UNE RÉPONSE Signaler le contenu
Bonjour, Je suis en terminale et je souhaiterai passer le concours d'auxiliaire de puériculture. Je souhaiterai recevoir toutes les informations concernant la formation et le métier. Qu'elles sont les perspectives de poursuites d'études? Le salaire est' il motivant? Merci
pegyyy Postée Plus d'un anSignaler le contenu
Bonjour,

Le métier :

L'auxiliaire joue en effet le rôle d'une seconde maman : elle effectue tous les gestes d'une mère vis-à-vis de jeunes enfants. N'étant pas médecin, elle n'assure pas de soins médicaux, mais elle doit pouvoir déceler et signaler d'éventuels besoins thérapeutiques. Ses missions varient selon l'établissement pour lequel elle (99 % des auxiliaires sont des femmes) travaille.

En maternité, l'auxiliaire de puériculture fait la toilette du nouveau-né, le change, l'habille, lui donne le biberon, surveille sa taille et son poids. Elle accompagne aussi la maman dans son apprentissage des soins au bébé. Lors des visites du pédiatre, elle signale les problèmes qu'elle a pu détecter chez le nouveau-né. Enfin, elle assure l'entretien du matériel utilisé.

Dans un centre de protection maternelle et infantile (PMI), qui accueille les futures mères et les jeunes mamans avec leurs bébés, le rôle de l'auxiliaire ne se limite pas aux soins courants (pesée, mesure...). Son travail consiste à assister aux consultations données par le médecin, à tenir les dossiers à jour et à effectuer, aux côtés de la puéricultrice, des visites dans les familles. Ces moments sont l'occasion de donner des conseils et des informations, sur l'alimentation par exemple.

En crèche, halte-garderie, pouponnière ou maison d'enfants, l'auxiliaire de puériculture a la responsabilité d'un petit groupe d'enfants, âgés de 3 mois à 3 ans. Elle veille à l'hygiène et à l'alimentation des petits, apprend aux plus grands à manger seuls, à marcher et à devenir propres. Mais son travail consiste aussi à organiser des jeux et des activités d'éveil.


La formation :

Comme les aides-soignantes, les auxiliaires de puériculture sont titulaires d'un diplôme professionnel qui se prépare en douze mois dans les centres de formation agréés. Le Diplôme professionnel d'auxiliaire de puériculture est délivré par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DRASS).

Pour se présenter aux épreuves de sélection, les candidats et candidates doivent être âgés de 17 ans au moins au 31 décembre de l'année du concours et réussir les épreuves de sélection. Ils doivent par ailleurs soit être titulaires du diplôme national du brevet, du CAP petite enfance ou d'un titre ou d'un diplôme du secteur sanitaire et social de niveau V au minimum, soit avoir le niveau de la classe de première préparant au baccalauréat (bac général, bac techno ou bac pro ). Peuvent également se présenter les personnes justifiant d'une expérience professionnelle, de deux ou trois ans selon le domaine (secteur hospitalier, social, médico-social).

Les épreuves de sélection comportent une épreuve écrite d'admissibilité portant sur le programme de biologie humaine, nutrition et alimentation du BEP carrières sanitaires et sociales, ainsi qu'une épreuve orale d'admission (entretien de quinze minutes avec un jury). Sont dispensées des épreuves écrites :

les personnes titulaires du BEP carrières sanitaires et sociales ;
les personnes titulaires du BEPA services, spécialité service aux personnes.
La formation comprend 1 575 heures d'enseignement théorique, d'enseignement pratique et de stages. Elle inclut des modules communs à la formation d'aide-soignant et des stages identiques (à l'hôpital, en maternité...). Les auxiliaires de puériculture reçoivent en outre un enseignement spécifique sur l'enfant et son environnement, et effectuent des stages en pédiatrie.

La poursuite d'études :

Sur les 60 000 auxiliaires de puériculture, 99 % sont des femmes. Les débouchés diffèrent, dans ce métier, selon la région (les opportunités d'emploi sont moins nombreuses en province), le type de structure ou de service. Dans les hôpitaux, les auxiliaires sont en concurrence directe avec les aides-soignantes, qui leur sont parfois préférées pour leur polyvalence, mais cette différence devrait s'atténuer avec le tronc commun de six mois instauré dans la formation. Dans les crèches et les haltes-garderies, elles sont en concurrence avec les assistantes maternelles. Néanmoins, certains secteurs semblent plus porteurs, notamment les soins à domicile, qui se développent, ou les services de néonatalogie (étude et traitement des maladies du nouveau-né...).

Après une expérience professionnelle de trois ans dans le secteur hospitalier ou médico-social, les auxiliaires de puériculture peuvent choisir de se présenter au concours d'entrée des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) pour préparer le diplôme d'État d'infirmier. Ces professionnelles bénéficient d'une épreuve de culture générale adaptée et de places réservées au sein des centres de formation. Elles peuvent également se présenter au concours d'entrée des écoles d'éducateurs de jeunes enfants.

Le salaire :

Les salaires restent assez faibles. Dans la fonction publique, une débutante perçoit une rémunération brute mensuelle, primes et indemnités non comprises, d'environ 1 450 euros (1 850 euros en fin de carrière).

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