Tiphaine - acousticienne


 

A 27 ans, Tiphaine est acousticienne. Diplôme de l’Université de Technologie de Compiègne, elle nous raconte son parcours, de son bac à son embauche en CDI.

Tiphaine - acousticienne

Le parcours scolaire de Tiphaine avant de devenir acousticienne

Bac S (option théâtre) au lycée Marguerite de Navarre, à Alençon (Orne), en 2007
"A l’époque, je ne souhaitais pas du tout continuer dans le scientifique, mais plutôt dans les évènements culturels. Du coup, après mon bac, je me suis d’abord orientée en licence d’histoire de l’art… Dans laquelle je ne suis finalement restée que deux mois, car ce n’était pas du tout ma tasse de thé ! "

DEUST (Diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques) à l’université du Maine, au Mans : 2008 à 2010
"Cette filière m’attirait pour plusieurs raisons. Primo, parce que je fais de la guitare depuis l’âge de 10 ans. Secundo, parce que la spécialité couvre potentiellement tous les domaines industriels, tous impactés par des problèmes de bruit : bâtiment, aéronautique, automobile, acoustique sous-marine… Au cours de ces deux ans, parmi les matières enseignées, la mécanique tenait une place de choix, car c’est un peu le socle qui nous permet d’intégrer les notions de vibrations. Nous avons aussi eu des cours de traitement du signal et des maths à un niveau assez avancé, car toute la mécanique et l’acoustique physique sont basées sur des traitements mathématiques. Plus de l’électroacoustique, un enseignement qui fait le lien entre le mécanique, l’acoustique et l’électrique et permet de comprendre, par exemple, comment fonctionnent un micro ou des enceintes. Des enseignements qui comprenaient beaucoup de travaux pratiques : les phénomènes vibratoires, il faut les avoir touchés pour bien les comprendre, et ensuite, les mettre en équations."

"J’ai bouclé le DEUST par un stage de cinq mois chez Arcelor-Mittal. D’abord trois mois à Lyon au Laboratoire Vibrations Acoustique de l’INSA (Institut national des sciences appliquées). J’y ai mis en place une méthode de mesure du coefficient d’amortissement (ce qui permet de diminuer ou d’arrêter la vibration) des systèmes mécaniques produits par l’entreprise. Puis je suis montée pendant deux mois dans leur usine de Montataire (Oise), où j’ai développé cette méthode avec les techniciens de l’industrie. Une expérience très riche, qui m’a permis de m’immerger dans le milieu industriel et, cerise sur le gâteau, de relever le challenge de mettre au point une méthode innovante. Si bien, même que j’ai décroché une prime d’excellence. Et j’ai bouclé le DEUST major de ma promo !"

Université de Technologie de Compiègne (Oise) : 2010 à 2013
"Je me suis inscrite dans le département Génie mécanique de cette école d’ingénieurs, puis j’ai choisi la spécialisation AVI (acoustique et vibrations industrielles). En termes d’acoustique, cette formation n’a pas vraiment été un plus, car j’étais déjà spécialisée. Par contre, l’école m’a permis de cultiver culture générale et langues et d’élargir mon champ de vision sur le domaine de l’ingénierie en général : qualité, entreprenariat, gestion d’entreprise… J’ai aussi eu l’occasion de faire des stages passionnants. Pour le premier, je suis partie pendant six mois en Angleterre à Southampton. J’ai travaillé pour un centre de recherche dédié à l’acoustique aéronautique, sur des problématiques de bruits de moteurs d’avion Rolls Royce. Ce qui m’a permis de m’initier à la programmation de pointe. Quant à mon stage de fin d’études, je l’ai effectué à Zurich, pour la société Geberit, un fabricant de systèmes sanitaires. Cette fois, j’ai touché à de l’acoustique du bâtiment, principalement dans des problématiques de R et D."

Le parcours professionnel de Tiphaine en tant qu’acousticienne

Depuis juin 2014 : responsable Etudes et Essais à la DCNS, Toulon (Var)
"J’ai été diplômée en novembre 2013… mais j’étais déjà en poste depuis août, car j’avais été embauchée dans la foulée de mon stage par un petit bureau d’études à Genève. J’y ai travaillé dans l‘acoustique du bâtiment jusqu’à ma démission, en juin 2014, pour me tourner vers la DCNS (Direction des Constructions Navales de Toulon), où j’exerce encore aujourd’hui en tant que responsable études et essais. Je travaille principalement sur la mise en place de campagnes d’essais liées à l’acoustique sous-marine, mais je suis aussi des dispositifs touchant à la mécanique en général, à la gestion de projet…"

Quelles qualités sont nécessaires pour être un bon acousticien ?

"Il faut aimer la physique et aimer comprendre les phénomènes. Il faut beaucoup de patience car il les problématiques étudiées sont très complexes et les trois quarts du temps ça ne fonctionne pas du premier coup : il faut investiguer plusieurs voies, reprendre ses travaux… Etre organisé et intéressé sont également primordiaux, sous peine de ne pas tenir la distance ! Mieux vaut aussi être critique sur ce qu’on fait. Une grande rigueur s’impose, mais aussi du dynamisme et de l’ouverture d’esprit. Savoir travailler en équipe et communiquer est impératif."

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