Jean-Baptiste Albert - Géomètre-topographe

Géomètre-topographe chez Razel-Bec


 

Geomètre-topographe, Jean-Baptiste travaille pour une société du génie civil.

Jean-Baptiste Albert - Géomètre-topographe

Qu’est-ce qui vous a orienté vers le métier de géomètre topographe ?

"Mon engouement pour la géométrie spatiale, j’ai donc recherché des métiers en adéquation avec cette passion. J’ai d’abord choisi le métier d’architecte mais, après quelques mauvaises notes à l’Ecole d’Architecture de Toulouse, j’ai dû rectifier le tir et m’orienter vers l’autre métier qui m’attirait : géomètre."

Quelle a été votre formation ?

"J’ai suivi une formation de technicien supérieur Géomètre topographe, option Travaux Publics au centre AFPA d’Egletons."

Pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel ?

"Durant mes études à l’AFPA j’ai fait un stage d’un mois chez DTP terrassement, qui a débouché sur un poste en intérim après mon diplôme. Mon supérieur m’a ensuite mis en contact avec un directeur d’agence de prestations de services (FIT), qui cherchait de jeunes recrues. On m’a proposé un intérim de 15 jours avant Noël, pour reprendre un travail très minutieux qui avait été plus ou moins mal réalisé. Or le jeune stagiaire en alternance et moi avons fait du super travail. Et j’ai eu, dès la rentrée, une proposition de CDI. "

"FIT embauche facilement mais pas cher. J’ai travaillé pour eux dans différentes entreprises. Certaines m’ont fait des propositions d’embauche directe plus ou moins sérieuses. L’une d’elles,CARI, m’a séduit : c’était une entreprise de génie civil (ma spécialité préférée) et elle proposait un salaire intéressant."
"Depuis, CARI a été rachetée par le groupe Fayat et scindée en deux. Ma partie a été transférée chez Razel (2011) qui, à son tour, a fusionné avec la société Bec pour devenir Razel-Bec."

En quoi consiste votre activité ?

"Le géomètre est celui qui mesure la Terre : nous prenons des mesures grâce à nos appareils (théodolites, tachéomètres, stations totales, GPS, scanner, ….) puis nous les dessinons sur nos ordinateurs (le topographe est celui qui dessine le terrain). On appelle cela un levé de Terrain Naturel (TN)."
"Les bureaux d’études ou architectes utilisent ensuite ces plans comme base de travail pour leurs projets. Ces projets modifiant l’espace, nous revenons sur le site pour implanter ces modifications, sous forme de piquets en bois ou de bornes de limite de parcelle. C’est ce qu’on appelle une implantation (ou piquetage)."

Que pensez-vous de votre profession aujourd’hui ?

"Ma profession est indispensable mais mal reconnue. Ce que nous faisons est incontournable. Même si les appareils se perfectionnent et que leur maniement se simplifie, nous déchargeons de plus en plus les chefs de chantier du suivi géométrique de l’avancement d’un chantier. Mais nous somme aussi seuls dans un environnement de non-géomètres : ce que nous faisons importe peu pourvu qu’il n’y ait pas de problème. On parle des géomètres qui se trompent et des lourdes conséquences que cela peut avoir mais rarement des autres. "
"Ajoutons que le secteur du BTP va mal. l’Etat investit peu en ce moment et il dote de moins en moins les collectivités locales. On nous demande d’être mobiles sans que les salaires suivent. Et les heures ne sont pas comptées. Nous avons le niveau Bac+2 or, en France, on fait un pont d’or aux cadres mais pas aux ETAM (Employés, techniciens et agents de maîtrise). Il faut vraiment être passionné pour faire notre métier, mais si on aime on ne peut pas faire autre chose."

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui veut se lancer dans le métier ?

"Faire des études et aller jusqu’au Bac+5 ! Si c’est possible bien sûr. Sinon, donner tout et être dégourdi. Il ne faut pas attendre qu’on vous dise quoi faire en permanence. C’est un métier où il est primordial d’être autonome, autodidacte et motivé !"

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