Jocelyn - vétérinaire rural


 

A 35 ans, Jocelyn est vétérinaire rural. Diplômé de l’Ecole nationale vétérinaire de Lyon, ce passionné d’animaux et de nature nous fait partager son parcours, de ses études à son poste actuel.

Jocelyn - vétérinaire rural

Le parcours scolaire de Jocelyn avant de devenir vétérinaire rural.

Bac S (mention Bien) au lycée Claude Gellée (Epinal, Vosges) en 1998 puis prépa Véto au lycée Henri Poincaré à Nancy (1998-1999)

"Depuis tout petit, je souhaitais devenir vétérinaire. C’est donc tout naturellement que je me suis dirigé vers cette voie. A l’époque, cette prépa s’effectuait encore en un an (c’est en deux aujourd’hui). Pendant cette année très intensive, nous avions deux matières principales : la biologie (animale et végétale) et la physique-chimie. Au programme également : des maths, des langues vivantes, du français et de la philo. Je suivais 6 à 8 heures de cours par jour, prolongées par presque autant de travail personnel le soir à la maison ! Mais mes efforts ont payé : à l’issue des écrits, j’étais 61ème sur 1400 ! J’ai été reçu haut la main, ce qui est plutôt rare sans avoir redoublé."

Ecole nationale vétérinaire de Lyon (1999-2004).

"La première année nous a paru plus festive que studieuse. Au menu : encore pas mal de bio végétale, dans la continuité de la prépa (une grosse partie botanique, toute une partie génétique, un peu d’anatomie théorique), plus de l’anglais et des stats. J’ai effectué un stage de quinze jours en exploitation agricole, dans un élevage laitier dans les Vosges. Une bonne approche du monde rural.
En 2ème année, les choses ont commencé à se corser. Notre matière principale ? L’anatomie pratique des espèces. Nous avions aussi une grosse partie de pharmacologie (étude de toutes les molécules médicamenteuses) et de physiologie (fonctionnement des cellules entre elles et des organes entre eux). Nous étudiions aussi l’alimentation de toutes les espèces. Pendant mes vacances d’été, j’ai effecué un stage dans un cabinet vétérinaire en Saône-et-Loire : au début, c’était de la simple observation, puis j’ai commencé à mettre la main à la pâte : consultations, vaccins..."

"En 3ème année, nous avons découvert la clinique. Le matin, nous nous livrions à la contention des animaux, en binômes avec un 4ème année. Nous avons aussi débuté la médecine de toutes les espèces et abordé des notions d’hygiène et de qualité des aliments (réglementation des abattoirs, connaissance des pièces de viande…). En parallèle, je travaillais dans une structure vétérinaire qui traitait des chiens et des chevaux à Epinal. J’ai fait de la prophylaxie sanitaire (prise de sang chez les bovins) en hiver, dans l’Ain : une activité très rémunératrice, car payée à la prise de sang ! J’administrais aussi les traitements des études à des rongeurs dans un laboratoire d’expérimentation animale.
En 4ème année, nous avions pas mal d’activités cliniques le matin (plutôt avec des petits animaux comme chiens et chats). Au niveau des cours, toujours beaucoup de médecine appliquée, de la chirurgie aussi, avec des semaines d’autopsie. Scientifiquement c’est intéressant, mais il ne faut pas craindre les odeurs ! Pas mal de cours d’imagerie (radios), quelques échographies… Nous avons au aussi un stage de 15 jours en milieu rural, pour favoriser la découverte du milieu. Je l’ai fait à la clinique vétérinaire de Monestoy, à Epinac, là où je travaille actuellement : une structure à activité mixte, mais à dominante rurale (bovins et charolais). J’y ai surtout fait surtout de l’obstétrique (césarienne, vêlage, pathologies des nouveau-nés, en binôme avec un vétérinaire confirmé)."

"En 5ème année, nous n’avions que 5 semaines de cours et 10 mois de stage, dans notre secteur de spécialité (ville ou rural). Pour la part, je suis parti travailler 6 mois à Epinac, de décembre 2003 à mai 2004. J’y ai fait la saison des accouchements, des bovins viande notamment, ainsi que beaucoup de chirurgie des petits animaux (chiens et chats et nouveaux animaux de compagnie : furets, hamsters, cobayes, lapins nains, reptiles, tortues…). Pour finir, j’ai consacré trois mois à la rédaction de ma thèse d’exercice pour décrocher mon doctorat."

Depuis fin 2004 : vétérinaire rural à Epinac.

"J’ai obtenu mon doctorat en décembre 2004. Dès le mois de novembre, j’avais signé mon CDI à la clinique de Monestoy, dont je suis devenu associé en janvier 2006. Mon quotidien est composé pour la plus grande partie de visites et d’interventions à domicile, même si, il y a trois ans nous avons créé un hôpital à veaux, pour soigner notamment les problèmes de diarrhées. J’effectue aujourd’hui 70% d’activité bovine, 25% canine (chiens et chats) et 3% d’équines. L’année est découpée en deux phases : du 1er décembre au 30 avril, c’est la période de vêlage, assez intense, avec une garde un jour sur deux. Après, c’est beaucoup plus cool, on respire !"

Quelles qualités sont nécessaires pour être un bon vétérinaire rural ?

"Il ne faut pas trop regarder ses heures, na pas être un gros dormeur et vraiment aimer ce qu’on fait, sinon on s’en dégoute assez vite. Etre fan des animaux ne suffit pas : le contact humain est primordial. Une certaine dextérité manuelle est requise pour la chirurgie. Mieux vaut rester polyvalent pour pouvoir se réorienter en cas de besoin. Enfin, il est indispensable de se former régulièrement, pour ne pas être dépassé par l’évolution des connaissances et des techniques."

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